Présentation

Dans le cadre du séminaire « Histoire de la CGTU » piloté par Théo Bernard, André Narritsens et Michel Pigenet, nouvelle séance le mardi 17 novembre 2026 avec Rémi DUPUIS, historien, Université Bordeaux-Montaigne autour du thème 

Programme

Opposant à « l’Union sacrée » dans la CGT et la SFIO pendant la Première Guerre mondiale, Georges Gaye rejoint le Parti communiste et la CGTU dès leur création respective. Délégué au congrès fondateur de l’ISR à Moscou en 1921, il devient secrétaire de la Fédération unitaire des métaux en 1923. Proche de La Révolution prolétarienne et opposant à la bolchevisation à partir de 1925, il reste néanmoins membre de la Commission exécutive de la fédération. Au cours de ses premières années, la CGTU connaît une reconfiguration de son orientation syndicale et de ses structures organisationnelles, marquées par l’influence croissante du Parti communiste. Dans la trajectoire de Georges Gaye, cette période est traversée par d’importants repositionnements idéologiques inscrits dans le prolongement de ses engagements antérieurs. Sa trajectoire biographique permet d’interroger les permanences et les ruptures entre syndicalisme révolutionnaire et unitaire. Elle donne également à voir le degré d’autonomie, mais aussi de contrainte, existant pour un responsable unitaire en décalage avec la ligne majoritaire de la confédération. Enfin, son parcours met en lumière la manière dont l’expérience accumulée, l’influence, le crédit et l’autorité d’un militant de longue date s’articulent et s’intègrent dans la CGTU.

Informations pratiques

Pour assister à la séance, vous pouvez venir au siège de la CGT au 263 rue de Paris à Montreuil (93100) ou vous connecter via les outils numériques.

Merci de vous inscrire auprès de Stéphanie : ihs[arobase]cgt.org ou 01.55.82.81.13

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