Archives – Nos missions

Les archives de la CGT en chiffres

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Histoire d’archives : de la fin du XIXe siècle à internet

La Confédération générale du travail prévoit, dès sa création en 1895, dans ses statuts un archiviste, fonction restée longtemps symbolique et inoccupée.

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, en 1938, la CGT s’efforce de constituer son premier véritable service d’archives confédérales. Ce poste d’archiviste est confié à un militant, Henri Vieilledent, ancien secrétaire administratif du Centre Confédéral d’Education Ouvrière (CCEO). Dans un article publié janvier 1938, dans La Voix du Peuple, Henri Vieilledent fait état de préoccupations archivistiques toujours d’actualité ! Il expose les grands principes du fonctionnement de ce nouveau service d’archives : constituer un lieu rassemblant la documentation servant à l’information courante des militants pour construire leurs actions. Il faut pour cela « aménager une salle spécialement destinée au service des archives confédérales ». Henri Vieilledent explique qu’avec l’aide des fédérations, ce service devra non seulement regrouper toutes les sources actuelles mais également reconstituer par les textes toute l’activité passée de la CGT. Toutefois, ce service d’archives ne sera pas véritablement mis en place, la guerre interrompant le travail commencé.

Ce n’est seulement qu’en 1982 lors du déménagement du siège, 213 rue La Fayette à Paris pour Montreuil en Seine-Saint-Denis, que la question de la conservation des archives se posera de nouveau. Au moment de l’emménagement dans les nouveaux locaux, l’IHS CGT et le Centre Confédéral d’Archives sont créés conjointement pour assurer la préservation de cette masse considérable d’archives, dans le but de collecter, classer, conserver et valoriser ce patrimoine.

L’objectif est alors est triple : éviter la dispersion et la destruction des archives de la CGT, les mettre à la disposition des militants comme outils de travail et sources de réflexion et contribuer à faire progresser la recherche en matière d’histoire sociale.

A l’origine, l’objectif est de conserver les archives par les militants pour les militants, afin de garder auprès d’eux les traces de leur activité, pour faire leur propre histoire et la transmettre aux générations de futurs militants. L’ensemble des archives des différents échelons de la CGT est alors sauvegardé et centralisé (confédération, fédérations professionnelles, unions départementales, locales et régionales). Ce projet de départ très ambitieux s’avère rapidement impossible à réaliser matériellement. Un principe est alors rapidement mis au point : chaque organisation de la CGT est responsable de ses propres archives. La confédération, en tant que producteur, reste propriétaire de ses archives, l’IHS CGT les conservant en dépôt et assurant leur traitement et communication.

 

A propos des archives de la CGT

La CGT est de loin la centrale syndicale qui possède, malgré les vicissitudes de l’Histoire, les fonds d’archives les plus importants, les plus anciens et les plus diversifiés. Nos archives sont ouvertes au plus grand nombre, syndiqués, militants, étudiants, scientifiques, universitaires, passionnés d’histoire, etc.

Les archives de la CGT, un outil militant au service de l’action revendicative  : nos archives constituent le matériau indispensable pour écrire l’histoire de la CGT et transmettre notre mémoire collective. Militants d’aujourd’hui, emparez-vous de ces sources irremplaçables et uniques ! Elles sont notre patrimoine commun.

Les archives de la CGT, des sources pour la recherche  :  ce sont des sources de renseignements privilégiées sur l’histoire du syndicalisme français et international mais pas seulement ! L’originalité des archives de la CGT est de couvrir l’ensemble des problématiques intéressant l’histoire sociale, politique, économique et culturelle de la France. Cela ne va pas de soi !  Pourtant la richesse et la diversité des thématiques abordées par la CGT permettent de faire des recherches multiples et plurielles : le rapport au politique, l’écologie, le genre, l’urbanisation, la protection sociale, le sport, l’éducation, les loisirs, les solidarités, la mondialisation et bien d’autres thèmes encore ! N’hésitez pas à parcourir l’ensemble de nos inventaires en ligne et de contacter l’archiviste pour vous aider dans vos recherches.

Dans les coulisses. Découvrez nos missions.

Collecter et sélectionner

Chaque année, plusieurs dizaines de mètres linéaires viennent enrichir le fonds des archives confédérales conservées dans les magasins d’archives gérés par l’Institut CGT d’histoire sociale. Ces archives proviennent des différents secteurs d’activité de la Confédération ainsi que celles produites par les instances dirigeantes. Les dépôts d’archives personnelles d’ancien.ne.s dirigeant.e.s et militant.e.s complètent le fonds.

Classer

Pour classer un fonds, l’archiviste analyse chaque dossier ou document, les ordonne selon un plan de classement puis leur donne une cote alphanumérique (ex : 7 CFD 1) qui permet de les identifier et de les communiquer. Les inventaires ainsi rédigés sont mis au fur et à mesure à la disposition des militant.e.s et des chercheur.e.s en salle de lecture de l’IHS CGT ainsi que sur notre site internet. Pensez donc pas à le consulter régulièrement !

Le cadre de classement des archives confédérales (à venir).

Conserver

Les documents sont conditionnés dans des chemises et boîtes, pour les plus anciens documents dans des boîtes en matériaux neutres (sans acide) et rangés dans des magasins de conservation climatisés, protégés contre l’incendie et fermés à clé.

Les documents détériorés par le temps ou les mauvaises conditions de conservation seront confiés à des ateliers professionnels pour être restaurés.

Aujourd’hui, c’est plus de six kilomètres linéaires de boîtes d’archives qui sont conservés au siège de la Confédération, réparties dans six magasins d’archives ! Mais ça veut dire quoi « kilomètre linéaire » ? Les archivistes calculent l’ensemble des boîtes grâce à la méthode suivante : sur une tablette d’un mètre, on peut stocker 10 boîtes de 10 cm. On multiplie alors par le nombre total de tablettes. Dans notre cas, 6 klm correspond à 60 000 boîtes d’archives !

 

 

Communiquer et diffuser

Syndicalistes, chercheur.e.s, passionné.e.s d’histoire, nous vous accueillons dans une agréable salle de lecture.

Sur rendez-vous, l’archiviste communique les documents aux lecteurs en salle de lecture et vous oriente dans vos recherches à travers les différents fonds confédéraux. N’hésitez donc pas à la solliciter !

Pour préparer votre venue, voir les détails dans la rubrique « Infos pratiques ».

Les archives de la CGT sont également mises en valeur par des publications, des expositions et des conférences.

L’Institut CGT d’histoire sociale, par l’intermédiaire du CODHOS, a engagé une campagne de numérisation des congrès avant 1940 avec la Bibliothèque nationale de France. Les documents sont consultables en version numérisée dans l’onglet « Rechercher », puis « Archives numérisées » ou dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.

 

 

Sensibiliser et former

Chaque année, l’IHS CGT organise à destination des militant.e.s de la CGT un stage de sensibilisation aux archives, stage inscrit dans le plan de formation confédéral. Cette formation permet aux participants d’acquérir les méthodes archivistiques de base afin de gérer par la suite les archives produites par leur structure : fédération, union départementale, union locale, syndicat, etc.

Par petits groupes, les stagiaires peuvent s’initier aux techniques de classement. Un module spécifique est consacré aux archives numériques. Les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, avec qui l’IHS CGT a signé une convention de dépôt depuis 1993, intervient au stage.

Les mots à comprendre

Fonds : ensemble de documents de toute nature constitué de façon organique par un producteur dans l’exercice de ses activités et en fonction de ses attributions. Cette notion s’oppose à celle de collection.

Inventaire : outil papier ou informatisé énumérant ou décrivant un ensemble d’archives de manière à les faire connaître aux lecteurs.

Conditionnement : opération destinée à protéger matériellement les documents d’archives à l’aide de chemises, de boîtes, de tubes…

Pour aller plus loin : Dictionnaire de terminologie archivistique, Direction des archives de France, 2002, mise en forme par les Archives départementales du Nord en 2007, téléchargeable gratuitement à l’adresse suivante : http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/static/3226

Bibliographie archivistique

Abrégé d’archivistique : principes et pratiques du métier d’archiviste, Paris, Association des archivistes français, 4e édition, refondue et augmentée, 2020, 348 p.

Archives privées, un patrimoine méconnu. Petit guide à l’usage des propriétaires, Association des archivistes français, section des Archives départementales, Paris, 2005, 46 p.

Archives de France, Les archives privées. Manuel pratique et juridique, Paris, La Documentation française, 2008, 204 p.

Babelon (Jean-Pierre), Les Archives. Mémoires de la France, Paris, Gallimard « collection Découvertes Gallimard » n°536, 2008, 128 p.

Béchard (Lorène), Fuentes Hashimoto (Lourdes), Vasseur (Edouard), Les archives électroniques, Association des archivistes français, collection Les petits guides des archives, Paris [2014], 82 p.

Chabin (Marie-Anne), Je pense donc j’archive, Paris, L’Harmattan, 1999, 208 p.

Cœuré (Sophie) et Duclert (Vincent), Les Archives, Paris, La Découverte, 2011 (nouvelle édition actualisée et augmentée), 126 p.

Delsalle (Paul), Une histoire de l’archivistique, Presse université du Québec, 1998, 259 p.

Farge (Arlette), Le goût de l’archive, Paris, Éditions du Seuil, 1989, 208 p. Favier (Jean), Les archives, paris, 1ere édition 1958, 7eme édition 2001, 128 p. (Que sais-je ? n°805)

Le Goff (Armelle) (dir.), Les archives des associations. Approche descriptive et conseils pratiques, La Documentation française, Paris, 2001, 244 p.

Les archives des syndicats et des mouvements sociaux, La Gazette des archives, n°221, Association des archivistes français, 2011.

 

Sitographie

Association des archivistes français (AAF) : http://www.archivistes.org/

Portail international des archives francophones (PIAF) : http://www.piaf-archives.org/

Portail national des Archives de France : https://francearchives.fr/

Archives nationales : http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr

Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (CODHOS) : http://www.codhos.org/

 

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