Présentation
Le mardi 16 mars 2027, nouvelle séance du séminaire « Histoire de la CGTU » piloté par Théo Bernard, André Narritsens et Michel Pigenet avec la participation de Pierre Krieger, historien, LinCs, université de Strasbourg autour du thème « La CGTU dans les départements recouvrés d’Alsace-Lorraine à l’épreuve des particularités régionales et de l’insertion confédérale ».
Programme
À la sortie de la Grande Guerre, les Freie Gewerkschaften (syndicats libres – sociaux-démocrates) alsaciens-lorrains créent l’Union des syndicats d’Alsace-Lorraine pour les trois départements recouvrés de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, rompant ainsi tout lien avec les syndicats d’Outre-Rhin et adhèrent à la CGT française. Cette union entre les syndicats de travailleurs alsaciens-lorrains et la CGT n’est pas sans poser de sérieux problèmes. En effet, après « l’éblouissement tricolore » initial, de nombreux soucis se font jour : pratiques très différentes entre les deux organisations, vision du rôle du syndicat à l’opposée l’une de l’autre, problème de la langue, etc. La séparation entre la CGT et la CGTU est aussi une réalité dans les trois départements recouvrés et à l’image de la scission SFIO/SFIC, voit plutôt les dirigeants syndicaux rester à la CGT et la base passer à la CGTU. À l’instar de cette dernière au niveau national, les points forts de ce syndicat en Alsace-Lorraine sont les cheminots, les métallurgistes, le bâtiment et les mineurs. À l’orée du Front populaire, dès janvier 1936, les syndicats CGTU et CGT se réunissent dans la région.
Informations pratiques
Il est possible d’assister aux séances du séminaire sur place, au siège de la CGT (263 rue de Paris, 93100 Montreuil), ou à distance, via les outils numériques.
Merci de vous inscrire auprès de Stéphanie : ihs[arobase]cgt.org / 01.55.82.81.13